Google se sanctionne face à la polémique

Le géant de la recherche sur internet Google vient de dénouer une situation dans laquelle son attitude n’a pas respecté les normes contractuelles fixées par… elle-même ! Depuis le début de l’année, et, suite à un article d’un site référence en matière de SEO (Search Engine Optimization), certains agissements de la part de l’entreprise de Larry Page ont été pointés du doigt. En résumé, Google avait acheté, ou plutôt s’était achetée, une campagne publicitaire au sein de laquelle des articles intégraient des liens sponsorisés vers son navigateur, à savoir Google Chrome depuis ce dernier.

Il s’agissait donc d’un circuit dit « fermé » qui est punissable si l’on en croit les règles éditées lors de la dernière mise à jour Panda.

Une pratique interdite par Panda

En effet, ces articles sponsorisés doivent obligatoirement être affectés par le paramètre « nofollow » afin de ne pas promouvoir ses propres produits. Malheureusement pour Google, tous les articles concernés disposaient de nombreux liens  ne comportant pas ce « détail ». Cette pratique entraine automatiquement une hausse de la pertinence de son contenu, et, in fine, de son Page Rank. Les ingénieurs de Larry Page sont conscients de cette bévue et ces derniers se sont punis d’une façon étonnante, sans doute pour montrer l’exemple et éviter de s’attirer les foudres de guerre de ses concurrents (Mozilla, Microsoft, etc…). Pour une période minimale de 60 jours, Google a supprimé son Page Rank. De facto, il sera impossible de trouver une seule publicité pour Chrome dans le moteur de recherche, qu’il s’agisse d’un lien vers le site officiel ou depuis un lien sponsorisé. Cette punition ne concerne que les liens émanant de Google et non des sites n’appartenant pas à la firme américaine proposant de télécharger le navigateur Chrome.

Une punition de taille, mais pas totalement appliquée

Toutefois, selon les navigateurs, la pratique est différente. Sur Firefox et Internet Explorer, le lien sponsorisé est présent aléatoirement alors que le site originel n’arrive pas en tête des résultats. Sur Chrome, il en est de même, ce qui diffère de l’annonce officielle de Google qui devait s’exclure explicitement des résultats. Aussi, l’entreprise basée à Mountain View, à savoir Google, a clairement indiqué qu’elle n’avait jamais validé cette campagne publicitaire qui est gérée par une société extérieure, Essence Digital. Cette dernière s’est d’ailleurs confondue en excuse pour avoir agi sans l’autorisation de Google. Cette affaire va sans doute encore faire des vagues car l’entreprise Google était déjà taxée de monopole auparavant. Les experts seront donc beaucoup plus attentifs aux pratiques réalisées par le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Il est vrai qu’aucun concurrent, à ce jour, ne joue dans la même cour que Google, d’où la tentation, désirée ou non, de profiter encore plus d’un système mis en place par ce dernier. Alors que la dernière mise à jour est particulièrement pertinente pour le contenu des sites, cette polémique pourrait entacher les bonnes résolutions de Google.

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